
• Accompagnatrice de personnes, d'équipe et d'organisations (coaching et team-building)
• Réalisation de missions d’évaluation prospective par des démarches participatives
• Auteure
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mercredi 24 août 2011
Par Béatrice le mercredi 24 août 2011, 13:11
Un livre que je recommande tout
particulièrement. Françoise Keller nous transmet son
expérience de formatrice et praticienne en CNV (Communication NonViolente) pour
pratiquer des relations respectueuses de soi-même et des autres. À lire sans
modération.
samedi 26 février 2011
Par Béatrice le samedi 26 février 2011, 10:42
J'ai envie de partager la chronique de Julie Clarini aux matins de France culture. Elle présente un "livre engagé" de Martha Nussbaum, philosophe américaine. Il s'intitule "not for profit", "pas pour le profit".
J'ai été un peu agacée par le ton qui semble que l'on découvre la place à faire aux "humanités" et qu'elles deviennent utiles parce que c'est la crise. On parle ici d'humanités au sens de l'utilité sociale, de la démocratie et des sciences sociales. Faut-il une crise pour retrouver l'essentiel ? Sans doute puisque la crise nous indique que des choix sont à faire. Mais c'est comme si, le modèle capitaliste montrant son vrai visage, on accepterait comme recours les valeurs humanistes. C'est comme si on mettait de nouvelles fleurs sans changer l'eau du vase.
"Si nous croyons dans le régime politique qui nous gouverne, dit-elle, qui est bien sûr la démocratie, alors il faut former d’abord, c’est la priorité, des individus démocratiques. D’autant plus quand la crise économique et financière fragilise ce régime auquel nous tenons. Or, être un animal démocratique, eh bien non, ça ne s’invente pas. Ca suppose un certain nombre de compétences".
Et l'éducation populaire, alors ? Et l'économie sociale et solidaire ? Vivantes depuis plus de 100 ans, encore si méconnues, puisqu'il faut aller chercher une lueur d'espoir dans les thèses américaines, sans voir ni prendre en considération tous ces acteurs qui agissent, qui s'agitent depuis tant de temps à former des individus citoyens, à émanciper les personnes.
Mais là, où j'ai aimé cette chronique, c'est quand elle parle de la place des émotions. Là, enfin, il me semble que l'on commence à aller vers quelque chose qui prendrait en compte la personne dans toutes ces dimensions, quelles soient intellectuelles, physiques, émotionnelles et spirituelles.
Alors, j'ai bien aimé ce passage :
"Comment former des hommes et des femmes qui éprouveront des émotions démocratiques, comme : l’attention à l’autre, le respect mutuel, l’égalité ? Comment cultiver chez chacun d’entre nous le sens de la justice ? Eh bien par l’imagination, la lecture, la narration sous toutes ses formes. L’une des conditions pour devenir un individu démocratique, c’est de comprendre les motivations de personnes différentes de nous, de leur prêter dignité et respect, de tolérer le désaccord. Et pour ça jusqu’à preuve du contraire, pense Martha Nussbaum, rien ne remplace les humanités, ou pour le dire autrement, rien ne vaut un bon vieux roman "
mardi 25 janvier 2011
Par Béatrice le mardi 25 janvier 2011, 13:52
Au cours de mes pérégrinations, je
rencontre des personnes souffrant d'un manque d'écoute. Écoute de soi, écoute
de l'autre, écoute pour soi, écoute précieuse pour des liens et un mieux-être
de l'humanité.
L'écoute s'ancre dans une relation authentique et bienveillante. Simplicité.
Dans cette société qui a exacerbé la posture individuelle jusqu'à l'isolement, naissent de nouveaux métiers dont l'action est de renouer du lien social, d'apporter de l'écoute et du discernement, une professionnalisation des relations. Tout ce qui pouvait être pensé comme naturel, mais qui ne l'est pas tant, au vu de tous les malentendus, blessures enfouies.
J'aime à penser que la construction d'un monde meilleur passe par ce travail personnel, ce retour sur soi, pour mieux s'ouvrir aux autres, être en lien et contribuer en apportant sa goutte d'eau.
Jean-François Malherbe dans ses essais d'éthique critique
"Déjouer l'interdit de penser" dit ceci : "Le sujet qui a le sentiment de son impuissance à sauver le monde (autrement-dit le sujet qui aimerait être Dieu) passe assez rapidement, et sans doute par dépit, à la conviction qu'il n'y a rien à faire (autrement dit, il se prend pour un moins que rien) plutôt que de voir que, même si ce n'est pas lui qui décide quand le baril va déborder, sa tâche consiste à décider jour après jour s'il laisse tomber ou non sa petite goutte d'eau dans le baril. Son geste est infinitésimal mais non nul. Il se peut qu'il laisse tomber dans le baril la goutte qui le fera déborder. Mais toutes les gouttes précédentes ont autant d'importance que la fatidique". Ainsi, comme il le dit plus haut "Assumer son humaine condition, sa solitude, sa finitude, son incertitude, c'est la reconnaître lucidement, l'inscrire explicitement dans sa propre histoire subjective, y reconnaître les traces de l'autre et recueillir ainsi les conditions les plus favorables à l'exercice du jugement moral".
Je pense que c'est avec cette perspective que je situe mon travail de professionnelle de la relation.
dimanche 6 juin 2010
Par Béatrice le dimanche 6 juin 2010, 13:00
Être dirigeante d'une
entreprise est une belle responsabilité, une lourde charge, aussi. Je me suis
retrouvée dans ce rôle sans l'avoir vraiment choisi, un peu comme une évidence,
parce que d'autres sont venus rejoindre le chemin que nous parcourions déjà
(l'entreprise a grandi et il fallait la gérer). Je me sentais à l'aise pour
transmettre, accueillir et accompagner puis diriger. C'est-à-dire être garante
du sens, faire vivre l'entreprise humainement et financièrement. J'ai appris en
marchant, j'ai utilisé mon intuition et je me retrouve bien dans ce que dit
Meryem
Le Saget sur "le manager intuitif".
À un moment donné, je me suis retrouvée "devant". J'incarnais l'autorité morale. Alors je me suis retournée car je ne souhaitais pas être distanciée. J'ai pensé à toutes ces entreprises fortes de leurs valeurs, dépendantes de leurs fondateurs. J'ai souhaité un avenir pour cette coopérative qui ne dépende pas que de moi. J'ai eu besoin de souffler et de me retrouver, en tant que personne, au-delà de l'identification faite à Oxalis.
J'ai franchi ce pas rapidement. Il ne fallait pas hésiter. Sauter, vite, pour rebondir. Cela a été possible car la direction était organisée de manière collégiale, parce que chacun assumait ses responsabilités.
vendredi 4 juin 2010
Par Béatrice le vendredi 4 juin 2010, 16:27
Ce
que j'aime dans mon travail en coopération, c'est le plaisir de
créer ensemble et de faire
ainsi surgir de l'intelligence collective. Comme c'est un terme beaucoup
utilisé, j'éprouve le besoin d'en donner ma propre définition.
L’intelligence collective est un processus dynamique d’enrichissement mutuel.
Chacun contribue à la mise en synergie de sa vision avec celles des autres pour l’élaboration d’une pensée ou d’une décision plus aboutie, plus satisfaisante.
Exercer une intelligence collective suppose que certaines conditions soient
réunies :
• Laisser libre cours à la créativité ; aux pensées
apparemment désordonnées ; au brain-storming.
• Être dans une écoute réciproque : accepter tout ce qui
se dit sans penser que l’idée de l’autre est mauvaise ; ne pas réagir en
immédiateté à l’idée précédente (prendre le temps de la méditer) ; être
attentif aux pensées qui sortent de l’ordinaire, ou celles qui ont été
prononcées de manière inaperçues car elles sont souvent fort pertinentes ;
lâcher-prise avec son égo (vouloir avoir raison et s’accrocher à son
idée).
• Être conscient des enjeux émotionnels ; permettre leur
expression pour que le non-dit ne nuise pas à la réflexion ; veiller à une
certaine distanciation de la réflexion pour un meilleur recul sur la
situation.
Par Béatrice le vendredi 4 juin 2010, 16:23

Mon parcours de vie professionnelle
s'est construit dans des rapports de coopération. Il est clair pour moi que je
n'aurais jamais fait tout ce que j'ai fait sans les autres. Cela m'a construit
et j'ai construit une vie coopérative. Le postulat "l'union fait la force" est
très concret. La coopération est un chemin que j'ai exploré, expérimenté ce qui me
permet d'en tirer des enseignements et d'accompagner d'autres personnes,
d'autres organisations sur un chemin similaire.
Voilà ce que je peux en dire aujourd'hui :
La coopération, c'est la participation à une œuvre commune et une entente entre des membres pour un but commun. La coopération répond à des besoins. Elle est à la fois intentionnalité et moyens pour répondre aux objectifs d’une communauté. Elle s’ancre dans une réalité et dans le concret. Ce que je ne peux faire seul, je peux le réussir en coopérant.
– Ni facile, ni magique, elle est cependant source de satisfaction profonde.
Pour cela, elle requiert de la méthode dans ses conditions de mise en œuvre. Il
existe de nombreux chemins et de quoi défricher. Il s’agit d’oser, de prendre
des risques, mais pas tout seul, en étant relié.
– Le chemin vers la coopération commence par soi pour aller vers l’autre. Elle
passe par une remise en cause permanente, une obligation d’aller puiser au plus
profond de soi dans son authenticité pour être en relation avec l’autre de
manière ajustée.
"Sois le changement que tu veux voir pour le monde" a dit Gandhi.
– La coopération est porteuse d’un défi majeur pour notre système économique qui se délite, une solution pour instaurer d’autres modes de relations pour l’humanité. Il reste du chemin à faire…
jeudi 3 juin 2010
Par Béatrice le jeudi 3 juin 2010, 16:21
Je suis animée par des valeurs
humanistes, elles me donnent le carburant pour agir. Intuitivement, dès la
création d'Oxalis, j'ai
pensé que la coopération
reposait sur la responsabilité individuelle et collective, sur la confiance et sur l'ouverture. Après 20 ans de travail coopératif, je
l'affirme toujours, ayant vérifié à maintes reprises combien ces ingrédients en
sont le ferment.
C’est la responsabilité de soi, s’assumer, ne pas faire porter au collectif les conséquences de ses choix. C’est aussi la responsabilité collective et l’acceptation que les choix de la personne viennent impacter le groupe. Il y a la gestion d’un paradoxe car la responsabilité ne s’affranchit pas de la solidarité. Pour autant, si chacun se sent pleinement responsable (balaye devant sa porte), et se sent responsable du collectif (contribuer à ce que l’ensemble fonctionne au mieux), les relations sont saines et la coopération efficiente.
Par Béatrice le jeudi 3 juin 2010, 16:15
Dans la même veine que la responsabilité, la confiance est
l'un des ingrédients de la coopération.
D’aucuns diront que la confiance, ça se construit, ça se mérite. La confiance, c’est se fier à l’autre, lui donner crédit, avoir foi en lui. Ce qui ne signifie pas pour autant de «se perdre dans l’autre» ou manquer de discernement. Un climat de confiance facilite un langage d’authenticité. La confiance est indissociable de la bienveillance, au sens d’accueillir l’autre de manière inconditionnelle. La confiance induit aussi que chacun est responsable. Pour instaurer une telle ambiance dans un groupe, il est essentiel de croire au fait que c’est possible de créer ensemble. C’est en premier lieu une attitude personnelle où il s’agit de rester centré sur soi, avec vigilance, sans appréhension, ni défiance dans le processus et dans les personnes. La confiance est l’ouverture des libertés tout en canalisant ce qui se passe. L’enjeu est de rassembler les idées et les imaginaires, les rendre palpables, accessibles pour les incarner dans du réel, dans l’action. La confiance peut se décréter comme un mode de fonctionnement. Elle est un défi, une volonté.
mardi 1 juin 2010
Par Béatrice le mardi 1 juin 2010, 14:50
J'ai fait le choix de vivre et travailler en milieu rural, en montagne, pour la qualité de vie, la tranquillité, et de prendre le train, occasionnellement, pour me rendre dans les diverses régions de France où me conduisent mes missions.

Village de Bellecombe-en-Bauges, hameau de Broissieux.
Par Béatrice le mardi 1 juin 2010, 14:40

J’accompagne des personnes, des équipes, aussi et des organisations.
Accompagner, c’est cheminer avec l'autre, être en relation. La
relation est un chemin vers l’autre qui commence par soi.
Et le chemin n’est pas tracé.
Quête de sens, exigence de soi. Avec ardeur, au fil de mes actions, du sens
donné et des enseignements glanés et engrangés, tâtonnant parfois, j’avance en marchant. Nulle autre destination
que celle d’être, être le plus ajusté.
Je chemine avec d’autres, en lien. Désir de transmettre. Une trace laissée par
la relation, par l’écriture.
La coopération comme voie royale pour être en relation
autrement, grandir ensemble, pour rendre possible des échanges économiques
porteurs de sens et d’épanouissement.
L'accompagnement
des personnes et des groupes, en quête de sens et de mieux-être.
Ce blog, un jalon posé, au fil de ma marche, pour dire ce qui m’anime. Partager un bout de chemin.
Un blog qui sans l'accompagnement et les conseils avisés de Philippe Cazeneuve n'aurait pas pu voir le jour. Je le remercie pour son soutien et je le recommande à tous ceux qui ont besoin d'être aidé dans leurs usages des TIC.
Comme le dit si bien le poème de Cantarès, "le chemin se fait en marchant".