Cheminer en cohérence

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Réflexions Partages

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dimanche 28 avril 2013

Projet de loi pour l'économie sociale et solidaire

Le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire doit être présenté le 10 juillet 2013 en Conseil des ministres, pour un examen au Parlement en septembre. Le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS) a examiné, jeudi 25 avril, une version de travail. Entretien avec Benoit Hamon, ministre de l’Economie sociale et solidaire et de la consommation.

Par H. Girard, A. Thouvenot - Publié le 26/04/2013

mardi 1 janvier 2013

Vœux 2013

dimanche 18 novembre 2012

Trophée de l'économie sociale et solidaire

Oxalis a reçu le trophée de la démocratie. C'est une belle reconnaissance d'un parcours de longue date, cette intention d'origine de faire en sorte de vivre des rapports au travail sans lien de subordination, de croire au fait que chacun puisse participer à la vie d'entreprise, avec nos tâtonnements, nos essais-erreurs, les méthodes que nous avons expérimentées et capitalisées. Je suis heureuse de cette reconnaissance, donnée par les partenaires d'Oxalis, au moment où les fondateurs ont choisi de laisser les fonctions de direction en cohérence avec l'éthique même du projet Oxalis.

Voici le mot prononcé envers les fondateurs d'Oxalis (dont je fais partie)  par Patricia qui s'est vue remettre ce prix : "je tiens à partager avec vous ce moment de reconnaissance par le réseau, de la démarche d’Oxalis depuis sa création. Il s’agit bien de cette ligne de conduite que vous avez posée dès le départ : celle de mettre la démocratie comme axe prioritaire dans la coopérative. Ce qui est récompensé n’est pas un résultat mais la démarche, c’est juste un élément de plus (si nécessaire) pour nous rappeler que c’est un travail permanent, qui doit s’adapter aux différentes mutations de cette SCOP. Ce qui est récompensé, c’est aussi le courage de se dire les points où on n’est pas d’accord et de les traiter. Ce trophée est un puzzle en bois. Je trouve le symbole très adapté".

vendredi 7 septembre 2012

Sens

Il est une phrase souvent entendue et dite "nul n'est indispensable". Prise dans le sens où il est toujours possible de déléguer, de faire ensemble, d'éviter la toute puissance, cette formule me semble adéquate. Cependant, elle a toujours généré en moi un sentiment de malaise car elle ne me semblait pas si juste. Je peux être, certes, remplaçable, mais il est clair que ce qui sera mis en œuvre sera différent ou ne sera pas mis en œuvre. Ce que chacun apporte est unique. C'est la raison d'être.

La lecture de  "Nos raisons de vivre" de Victor Franckl (neuropsychiatre, philosophe, inventeur de la logothérapie), m'a apporté un éclairage évident.

Il affirme que chacun est irremplaçable. Ce qui revient à reconnaître l'unicité de l'être et du sens de sa vie. "La vie recèle un sens pour chacun".

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mercredi 30 mai 2012

Changement

Je change de statut ! J'ai quitté la coopérative Oxalis que j'ai co-fondé et dirigé pendant une vingtaine d'années.

En 2008, j'ai laissé mes fonctions de direction pour laisser la place, en cohérence avec mes valeurs et celles d'Oxalis. Je suis restée entrepreneure-salariée, reprenant mon activité de consultante, coach, formatrice.

Cependant, il est difficile d'appartenir à une entreprise dont la vocation est la participation de ses membres sans pouvoir m'impliquer réellement. En effet, en tant qu'ancienne dirigeante, ma parole n'a pas le même impact.

Pour être au clair avec ma présence et aussi parce que j'avais le désir de m'alléger, de vivre pleinement mon indépendance, j'ai créé le 1er juin 2012 une EURL.

Faisant cela, je ne renie en rien mes valeurs de coopération. Je vais les incarner différemment, par des liens qui se tisseront au fil des missions ou des relations créées.

Je suis par ailleurs pleinement engagée dans deux espaces collectifs très distincts. Celui d'un groupe de supervision, code de déontologie. Celui de mon engagement bénévole au sein de la Société financière la Nef, en tant que présidente du Comité d'éthique.

Je continue d'agir professionnellement au sein de structures de l'économie sociale ou solidaire auprès desquelles j'apporte mon expérience, mes compétences et le recul acquis au cours de ces dernières années.

mardi 10 janvier 2012

Vœux

mercredi 24 août 2011

Communication NonViolente

Un livre que je recommande tout particulièrement.  Françoise Keller nous transmet son expérience de formatrice et praticienne en CNV (Communication NonViolente) pour pratiquer des relations respectueuses de soi-même et des autres. À lire sans modération.

mardi 25 janvier 2011

Éthique

Au cours de mes pérégrinations, je rencontre des personnes souffrant d'un manque d'écoute. Écoute de soi, écoute de l'autre, écoute pour soi, écoute précieuse pour des liens et un mieux-être de l'humanité.

L'écoute s'ancre dans une relation authentique et bienveillante. Simplicité.

Dans cette société qui a exacerbé la posture individuelle jusqu'à l'isolement, naissent de nouveaux métiers dont l'action est de renouer du lien social, d'apporter de l'écoute et du discernement, une professionnalisation des relations. Tout ce qui pouvait être pensé comme naturel, mais qui ne l'est pas tant, au vu de tous les malentendus, blessures enfouies.

J'aime à penser que la construction d'un monde meilleur passe par ce travail personnel, ce retour sur soi, pour mieux s'ouvrir aux autres, être en lien et contribuer en apportant sa goutte d'eau.

Jean-François Malherbe dans ses essais d'éthique critique

"Déjouer l'interdit de penser" dit ceci : "Le sujet qui a le sentiment de son impuissance à sauver le monde (autrement-dit le sujet qui aimerait être Dieu) passe assez rapidement, et sans doute par dépit, à la conviction qu'il n'y a rien à faire (autrement dit, il se prend pour un moins que rien) plutôt que de voir que, même si ce n'est pas lui qui décide quand le baril va déborder, sa tâche consiste à décider jour après jour s'il laisse tomber ou non sa petite goutte d'eau dans le baril. Son geste est infinitésimal mais non nul. Il se peut qu'il laisse tomber dans le baril la goutte qui le fera déborder. Mais toutes les gouttes précédentes ont autant d'importance que la fatidique". Ainsi, comme il le dit plus haut "Assumer son humaine condition, sa solitude, sa finitude, son incertitude, c'est la reconnaître lucidement, l'inscrire explicitement dans sa propre histoire subjective, y reconnaître les traces de l'autre et recueillir ainsi les conditions les plus favorables à l'exercice du jugement moral".

Je pense que c'est avec cette perspective que je situe mon travail de professionnelle de la relation.

mardi 4 janvier 2011

Vœux 2011


dimanche 6 juin 2010

La direction d'entreprise

Être dirigeante d'une entreprise est une belle responsabilité, une lourde charge, aussi. Je me suis retrouvée dans ce rôle sans l'avoir vraiment choisi, un peu comme une évidence, parce que d'autres sont venus rejoindre le chemin que nous parcourions déjà (l'entreprise a grandi et il fallait la gérer). Je me sentais à l'aise pour transmettre, accueillir et accompagner puis diriger. C'est-à-dire être garante du sens, faire vivre l'entreprise humainement et financièrement. J'ai appris en marchant, j'ai utilisé mon intuition et je me retrouve bien dans ce que dit Meryem Le Saget sur "le manager intuitif".

À un moment donné, je me suis retrouvée "devant". J'incarnais l'autorité morale. Alors je me suis retournée car je ne souhaitais pas être distanciée. J'ai pensé à toutes ces entreprises fortes de leurs valeurs, dépendantes de leurs fondateurs. J'ai souhaité un avenir pour cette coopérative qui ne dépende pas que de moi. J'ai eu besoin de souffler et de me retrouver, en tant que personne, au-delà de l'identification faite à Oxalis.

J'ai franchi ce pas rapidement. Il ne fallait pas hésiter. Sauter, vite, pour rebondir. Cela a été possible car la direction était organisée de manière collégiale, parce que chacun assumait ses responsabilités.

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vendredi 4 juin 2010

L'intelligence collective

Lever soleil BaugesCe que j'aime dans mon travail en coopération, c'est le plaisir de créer ensemble et de faire ainsi surgir de l'intelligence collective. Comme c'est un terme beaucoup utilisé, j'éprouve le besoin d'en donner ma propre définition.

L’intelligence collective est un processus dynamique d’enrichissement mutuel.

Chacun contribue à la mise en synergie de sa vision avec celles des autres pour l’élaboration d’une pensée ou d’une décision plus aboutie, plus satisfaisante.

Exercer une intelligence collective suppose que certaines conditions soient réunies :

Laisser libre cours à la créativité ; aux pensées apparemment désordonnées ; au brain-storming.

Être dans une écoute réciproque : accepter tout ce qui se dit sans penser que l’idée de l’autre est mauvaise ; ne pas réagir en immédiateté à l’idée précédente (prendre le temps de la méditer) ; être attentif aux pensées qui sortent de l’ordinaire, ou celles qui ont été prononcées de manière inaperçues car elles sont souvent fort pertinentes ; lâcher-prise avec son égo (vouloir avoir raison et s’accrocher à son idée).

Être conscient des enjeux émotionnels ; permettre leur expression pour que le non-dit ne nuise pas à la réflexion ; veiller à une certaine distanciation de la réflexion pour un meilleur recul sur la situation.

jeudi 3 juin 2010

La responsabilité

Je suis animée par des valeurs humanistes, elles me donnent le carburant pour agir. Intuitivement, dès la création d'Oxalis, j'ai pensé que la coopération reposait sur la responsabilité individuelle et collective, sur la confiance et sur l'ouverture. Après 20 ans de travail coopératif, je l'affirme toujours, ayant vérifié à maintes reprises combien ces ingrédients en sont le ferment.

C’est la responsabilité de soi, s’assumer, ne pas faire porter au collectif les conséquences de ses choix. C’est aussi la responsabilité collective et l’acceptation que les choix de la personne viennent impacter le groupe. Il y a la gestion d’un paradoxe car la responsabilité ne s’affranchit pas de la solidarité. Pour autant, si chacun se sent pleinement responsable (balaye devant sa porte), et se sent responsable du collectif (contribuer à ce que l’ensemble fonctionne au mieux), les relations sont saines et la coopération efficiente.

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La confiance

Dans la même veine que la responsabilité, la confiance est l'un des ingrédients de la coopération.

D’aucuns diront que la confiance, ça se construit, ça se mérite. La confiance, c’est se fier à l’autre, lui donner crédit, avoir foi en lui. Ce qui ne signifie pas pour autant de «se perdre dans l’autre» ou manquer de discernement. Un climat de confiance facilite un langage d’authenticité. La confiance est indissociable de la bienveillance, au sens d’accueillir l’autre de manière inconditionnelle. La confiance induit aussi que chacun est responsable. Pour instaurer une telle ambiance dans un groupe, il est essentiel de croire au fait que c’est possible de créer ensemble. C’est en premier lieu une attitude personnelle où il s’agit de rester centré sur soi, avec vigilance, sans appréhension, ni défiance dans le processus et dans les personnes. La confiance est l’ouverture des libertés tout en canalisant ce qui se passe. L’enjeu est de rassembler les idées et les imaginaires, les rendre palpables, accessibles pour les incarner dans du réel, dans l’action. La confiance peut se décréter comme un mode de fonctionnement. Elle est un défi, une volonté.

mardi 1 juin 2010

Bellecombe-en-Bauges

J'ai fait le choix de vivre et travailler en milieu rural, en montagne, pour la qualité de vie, la tranquillité, et de prendre le train, occasionnellement, pour me rendre dans les diverses régions de France où me conduisent mes missions.

Village de Bellecombe-en-Bauges, hameau de Broissieux.

Le chemin



J’accompagne
des personnes, des équipes, aussi et des organisations.
Accompagner, c’est cheminer avec l'autre, être en relation. La relation est un chemin vers l’autre qui commence par soi.

Et le chemin n’est pas tracé.

Quête de sens, exigence de soi. Avec ardeur, au fil de mes actions, du sens donné et des enseignements glanés et engrangés, tâtonnant parfois, j’avance en marchant. Nulle autre destination que celle d’être, être le plus ajusté.

Je chemine avec d’autres, en lien. Désir de transmettre. Une trace laissée par la relation, par l’écriture.



La coopération
comme voie royale pour être en relation autrement, grandir ensemble, pour rendre possible des échanges économiques porteurs de sens et d’épanouissement.

L'accompagnement des personnes et des groupes, en quête de sens et de mieux-être.

Ce blog, un jalon posé, au fil de ma marche, pour dire ce qui m’anime. Partager un bout de chemin.

Un blog qui sans l'accompagnement et les conseils avisés de Philippe Cazeneuve n'aurait pas pu voir le jour. Je le remercie pour son soutien et je le recommande à tous ceux qui ont besoin d'être aidé dans leurs usages des TIC.

Comme le dit si bien le poème de Cantarès, "le chemin se fait en marchant".

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