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Tag - Éducation populaire

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vendredi 17 juin 2016

Une tournée dans les cafés lecture du Limousin et d'Auvergne

Je présente mon livre "Comme un rhizome", l'occasion d'échanger autour des thèmes de l'économie sociale et solidaire, de l'accompagnement d'organisation, de la trajectoire des individus dans un collectif…

Avec le réseau des cafés lecture

- le 28 juin à 19h au café lecture à Faux la Montagne (Limousin)
- le 29 juin au café lecture à Aubusson (Limousin)
- le 30 juin à 20h30 à Ambert à la librairie Tout un monde et l'association La Brèche (Puy de Dome)
- le 1er juillet à 20h au café lecture La Clef à Brioude (Hte Loire)

vendredi 21 août 2015

Comme un rhizome

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extrait comme un rhizome

Imaginez qu'un jardin collectif puisse changer nos vies.
Imaginez que ce jardin géré de manière coopérative grâce aux compétences de chacun permette de redistribuer équitablement les richesses produites.
Imaginez que l'économie sociale et solidaire s'étende sur tout le territoire, comme des rhizomes…

C'est le rêve éveillé d'Antoine, Inès, Myriam, Colette, Louis et les autres qui, à travers Potes et Potagers, leur entreprise coopérative associative, travaillent à un changement radical de société.

Modèle ou utopie ? Antoine, le fondateur de ce projet, est au cœur de la tourmente, leader malgré lui… La question cruciale se pose : pour poursuivre l'aventure, comment faire coexister la gestion économique de l'entreprise avec les valeurs humaines qui s'y déploient ? Ils vont faire appel à Marthe, coach, pour sortir de leurs difficultés.

Premier roman sur l'économie sociale et solidaire, Comme un rhizome fait vivre de l'intérieur cette expérience très enrichissante où l'individu et le collectif se remettent en cause ensemble.

Béatrice Poncin, praticienne de l'économie sociale et solidaire et du coaching, aborde en profondeur par la fiction tous les aspects les plus constructifs et passionnants de ce modèle économique privilégiant le bien-être de tout un chacun et de tous, ensemble.

jeudi 5 février 2015

Gouvernance

Ce mot, objet de controverse, vient désigner les modes d'organisation qu'une structure se donne pour être en capacité de prendre des décisions. Plus largement, il signifie la façon de diriger, les modalités organisationnelles (qui fait quoi, quand, comment, dans quels délais, avec quels moyens…) qui sont tournées vers le sens, le pourquoi on agit, c'est-à-dire les objectifs qui ont été définis, la vision d'un futur désirable et désiré.

La prise de décision est l'un des segments d'un processus.

Dans les coopératives, on parle aisément de démocratie dans l'entreprise. Les associations sont aussi des ferventes de la démocratie interne. Celle-ci est cadrée par les règles juridiques que ces organisations de l'économie sociale et solidaire s'appliquent : une personne = une voix lors des assemblées générales qui réunissent les associé.es ou, selon, les membres adhérents. 

Elles veillent au renouvellement de leurs instances et des membres qui siègent. Ce n'est pas toujours facile. Il faut apprendre à lâcher-prise avec le plaisir d'être au pouvoir. Même si celui-ci n'est pas toujours gratifiant et oblige à porter la responsabilité, il est néanmoins porteur de capital symbolique. Laisser la place, accepter que les choses ne soient plus faites comme on le pensait… C'est particulièrement difficile dans ces organisations car les membres qui les composent sont particulièrement emplis de convictions et donc attachés à leurs opinions…

Ah ! Le mot pouvoir, lâché quelques phrases au dessus ! Il est chargé d'émotions. Il suscite la peur ou la colère. La tristesse aussi. Des peurs réelles lorsqu'un membre a la velléité de s'approprier le pouvoir de décider, de la tristesse ou de la colère lorsque les uns et les autres se sentent spoliés, démunis, découragés ou déchirés par des luttes de pouvoir.
À eux de reprendre leur pouvoir d'agir, de dire ce qui est attendu d'un leader, en quoi il se doit d'être cohérent avec la culture de l'organisation. Voire de le démettre. ils ont la compétence pour le faire. En tout cas, la légitimité. C'est la base d'une gouvernance partagée : choisir et nommer son leader et lui signifier son départ éventuel.
Ainsi, les membres sortent d'une situation de victime et, sans devenir bourreaux, peuvent, en rappelant le cadre, par une attitude bienveillante, redéfinir le contrat qui les lie, dans la co-responsabilité.

La peur du pouvoir est souvent une peur "fantasme". Ce qui génère de nombreuses stratégies pour le cacher sous le tapis. Et il ressurgit, de manière plus terrible encore car il n'est pas assumé.

Assumer le pouvoir. L'assumer collectivement. Là est le défi des organisations démocratiques. Le rendre légitime, visible, bordé par des processus offrant des capacités de s'exprimer et d'agir sans perdre de vue le sens qui rassemble les personnes.

Mettre du sens et agir en conscience du bien commun !

lundi 12 janvier 2015

C'est possible !


C'est possible est le titre de mon prochain livre... Un roman que je concocte quand j'ai le temps, et ce depuis maintenant 2 ans. Il sera publié probablement fin mars par les éditions de la Cheminante. Le fruit de ma rencontre avec Sylvie Darreau, éditrice. Une maison d'édition avec laquelle je me sens des liens d'affinités. Voici ce qu'elle dit de sa vision éditoriale :

"La Cheminante chante nos singularités pour mieux promouvoir l’être-ensemble, l’universel de nos différences."

C'est possible est l'histoire

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mercredi 31 décembre 2014

Bilan d'une année qui s'achève

Le bilan de mon activité professionnelle est positif. J'ai réalisé mes objectifs, avec des périodes de travail soutenues tandis que d'autres périodes ont été creuses... me permettant de me ressourcer, d'explorer, d'imaginer… J'ai eu le plaisir d'accompagner une vingtaine de structures associatives de toutes tailles (locales, départementales, régionales, nationales) sur des activités diversifiées (développement local, jeunesse, sport, médico-social, recyclerie, culture, commerce équitable, centre social, insertion sociale, environnement, accompagnement social, enseignement, mutualisation ou fédération d'associations…). Tous différents, tous confrontés à un contexte social et économique tendu où leurs actions sont trop peu reconnues et mal valorisées. 

J'ai envie de retenir de mon année la confiance donnée et reçue, le plaisir de la transmission, la complexité des situations, les tensions que vivent les acteurs au sein de leurs structures, leur envie de faire au mieux, de vivre mieux, le sens donné à l'action. 

Je retiens aussi le sentiment de me sentir utile, apportant un nouveau regard, soutenant des initiatives.

vendredi 1 août 2014

Démarches participatives

Faciliter le travail en commun, faire que des acteurs imaginent ensemble l'évolution de leurs actions, les accompagner dans des démarches où chacun peut apporter son point de vue, construire dans la coopération… créer des moments de partages.


Avec des réseaux divers, les centres sociaux de Besançon qui ont mutualisé des activités et des projets, avec le MRJC qui a mené une grande démarche participative pour leurs nouvelles orientations, le CNAJEP qui pose la question de son évolution dans un monde en mutation, des espaces de vie sociale qui expérimentent la conduite d'évaluation participative, la FNSF qui questionne le pouvoir…

lundi 2 juin 2014

La transmission

Une organisation associative ou une entreprise coopérative, comme d'ailleurs tout autre type d'entreprises, vit un changement majeur lors du départ annoncé ou prévu de son dirigeant ou de sa dirigeante. C'est une transmission particulière puisqu'il ne s'agit pas de céder une entité mais de laisser sa place pour faire vivre un projet.

Ce sujet suscite de nombreuses réactions et toujours l'interrogation sur la possibilité, la capacité, la difficulté à quitter une direction et à la confier à un autre.


J'ai posé quelques points de repères dans le document ci-dessous à partir de ma propre expérience, des témoignages de dirigeants et de mes connaissances.

la transmission


Si vous voulez imprimer ce document : en voici une version sous forme de livret (configuration pour l’imprimante : position « paysage », recto/verso reliure côté court)

la transmission pour impression

jeudi 16 janvier 2014

"Une autre politique pour l'ESS est-elle possible ?"

Un article d'Anne-Laure Desgris, dirigeante d'Oxalis et Stéphane Veyer, dirigeant de Coopaname, de la manufacture coopérative.

Dans cette actualité où l'ESS est de plus en plus repérée, leur propos donne matière à réflexion.

À lire également le billet de Michel Abhervé sur Alternatives Économiques

lundi 30 décembre 2013

Pour que la coopération soit bénéfique

L'envie de faire ensemble est la base de la coopération. Pourtant, elle n'est pas suffisante et lorsque les relations deviennent des sources de malaises, chacun souffre de la situation. Des sentiments de découragement, de culpabilité, de honte, de colère, de tristesse, d'impuissance… sont des entraves difficiles à surmonter au sein du groupe. Si le groupe n'est plus efficient, l'activité en pâtit, voire est mise en péril. De beaux projets peuvent ainsi s'effondrer, des idées sont enterrées. Sans vision catastrophe, renoncer à coopérer parce que c'est difficile est dommage. Le sentiment d'échec, des relations qui se distendent, le déplaisir peuvent créer de l'amertume ou une perte d'enthousiasme.
Or, les enjeux sont importants pour l'association ou l'entreprise. Et, une société économique et humaine construite de coopération est souhaitable !!

Le soutien d'un tiers peut aider à retrouver du sens au faire ensemble. Demander de l'aide, c'est déjà une partie du chemin car c'est reconnaître les difficultés traversées et choisir d'y remédier. 

Faire ensemble, au-delà de la bonne volonté, c'est aussi de la méthodologie, une attention aux relations, des temps de régulation. Coopérer, c'est être en relation.
Être en relation passe par soi, se connaître, s'accepter avec ses forces et ses faiblesses. C'est se sentir en sécurité intérieure.
Un chemin personnel.
La coopération mène à ce chemin.
La coopération est ce chemin.

vendredi 27 décembre 2013

Interventions

Un trimestre bien chargé à travers la France où j'ai accompagné plusieurs associations : la structuration de partenariats pour mutualiser des activités, la clarification de l'organisation interne et des postes, des formations à l'animation de réunions et à la gouvernance associative, un appui au déploiement des orientations dans une démarche participative, un accompagnement à l'analyse institutionnelle… 

De belles rencontres, à chaque fois.

Le fil conducteur de mon action est l'apport de méthodologies pour soutenir l'envie de coopérer.








Un séminaire de clôture

lundi 30 septembre 2013

Conférences gesticulées

Des conférences géniales proposées par la Scop le Pavé et qui font des émules. J'ai eu le plaisir d'assister à celle d'Anthony Brault à Saint Germains sur Ille. Il nous parle de l'énergie que nous consommons et dont nous sommes esclaves et il nous invite à agir ensemble en nous appuyant sur un tabouret solide sur ses 3 pieds : faire sans le pouvoir, faire avec le pouvoir et faire contre le pouvoir.

Et j'ai très envie de voir la conférence de Philippe Cazeneuve qui nous parle du temps et de son accélération... 

mercredi 4 juillet 2012

Associations et coaching

Je participe, ce jeudi 5 juillet, à une rencontre "Etre acteur des grands changements" organisée par 3 écoles de coach & team de la région Rhône-Alpes.

Je co-anime, avec Philippe Rogier, un atelier dédié à la vie associative. Nous partagerons nos représentations et nos expériences d'accompagnement de ces acteurs dont la culture est spécifique.

Si les finalités de l'entreprise de marché et celles de l'économie sociale et solidaire sont différentes, les problématiques qu'elles rencontrent sont similaires car ce sont celles des organisations humaines.

Pour nourrir cet atelier, deux documents récents issus de la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives).

et une étude que j'ai réalisée en 2002 pour le CNVA (conseil national de la vie associative), et qui n'a pas vieillie.

mardi 19 juin 2012

Accompagnement de structures associatives

"Conjuguer utilité sociale et performance économique", tel est le défi de l'économie sociale et solidaire ou en tout cas, tel est ce qui est attendu du ministère avec cette volonté de "déprécariser le secteur associatif". Il était en effet insupportable pour les associations d'œuvrer dans les conditions de réduction de financement et de considération qu'elles ont connu ces dernières années. Certaines ont disparu, entraînant la disparition d'emplois mais aussi la disparition d'actions indispensables au bien-être ensemble, à la vitalité des territoires, à la vie culturelle, à la résolution de difficultés sociales de tout ordre... tout ceci étant dommageable pour la société.

On peut se réjouir de voir à nouveau associations, coopératives et mutuelles, revenir dans les intentions politiques et compter comme une force pour la transformation sociétale. Les budgets suivront-ils les intentions ?

Les associations sont, par leur rôle d'utilité sociale, dépendantes des pouvoirs publics. Il n'est pas toujours facile de résister pour garder son indépendance. Or c'est cette indépendance qui permet de créer des partenariats bénéfiques pour la mise en œuvres des politiques publiques. La diversité en est l'un des garant : foisonnement d'initiatives, valeurs fortes, projet associatif clair, citoyenneté, réseau…

La déclaration de Valérie Fourneyron ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative promet de veiller à l'indépendance des associations dans une relation de partenariat.

Résister, s'ajuster, subsister, se développer sont de nombreux défis pour les dirigeants des associations. Ces fonctions reposent souvent sur des bénévoles qui apportent leur bonne volonté et leur foi dans un projet associatif mais sont parfois dépourvus pour gérer et manager. Toutes les associations n'ont pas les moyens d'embaucher une direction salariée compétente. Et lorsque c'est le cas, l'articulation entre bénévoles et salariés est parfois difficile. Or la réussite d'un projet repose aussi sur l'alliance entre les membres du bureau et une direction (salariée).

La performance, ou simplement, la nécessité de vivre des relations porteuses d'épanouissement de coopération, ne vont pas toujours de soi.

Être accompagné dans les moments d'incertitude, de changements, de crises, de conflits internes ou dans les moments de repositionnement, de développement, de déploiement, est précieux pour prendre du recul, discerner, observer, se comprendre, s'enrichir, avancer.

vendredi 15 juin 2012

Missions d'étude

Au fil du temps, j'ai réalisé diverses missions pour des organisations et politiques publiques. J'ai travaillé sur des domaines qui m'intéressaient, en lien avec mes aspirations et mes compétences.

Ces travaux s'appuient sur une écoute des acteurs concernés, un travail de recueil de ce qui se dit, d'analyse et de retranscription dans des rapports écrits. Le plus important pour moi est de mener ce travail en concertation (dans le cadre de comité de pilotage) où les personnes concernées sont étroitement associées au travail, avec une démarche participative.

Ainsi, au-delà de la transmission d'un rapport, trace écrite utile, le processus de travail apporte en soi des éléments résolutoires aux situations ou des éléments de prospective.

Les travaux réalisés sont de différentes natures :

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samedi 26 février 2011

Table ronde "femmes en économie sociale et solidaire"

J'ai le plaisir d'être invitée à une table ronde aux côtés de Danièle Demoustier, qui a été mon professeur lorsque j'ai suivi le DESS "développement et expertise de l'économie sociale" à l'IEP de Grenoble.

La question qui nous est posée est celle de l'égalité de traitement des hommes et de femmes en matière de gouvernance, d'égalité salariale, de temps de travail et de se demander si l'économie sociale et solidaire convient mieux aux femmes.

Ça se passe à la mairie de Villefontaine, en Isère, le mercredi 9 mars à 20h. Cette soirée est proposée par l'association Alpes solidaires.

J'apporterais un témoignage. La question d'être une femme dans ce que j'ai entrepris n'a jamais été une bataille pour moi. Les difficultés rencontrées résidaient plus dans le fait de "faire autrement", de sortir des sentiers battus.

Au début de ma vie professionnelle, j'exerçais un métier appartenant à une sphère très féminine et dans un milieu de femmes bien souvent dominées par des hommes : assistante sociale en centre hospitalier. Deux moteurs m'ont fait changé de milieu.

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