Cheminer en cohérence

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vendredi 15 juin 2012

Missions d'étude

Au fil du temps, j'ai réalisé diverses missions pour des organisations et politiques publiques. J'ai travaillé sur des domaines qui m'intéressaient, en lien avec mes aspirations et mes compétences.

Ces travaux s'appuient sur une écoute des acteurs concernés, un travail de recueil de ce qui se dit, d'analyse et de retranscription dans des rapports écrits. Le plus important pour moi est de mener ce travail en concertation (dans le cadre de comité de pilotage) où les personnes concernées sont étroitement associées au travail, avec une démarche participative.

Ainsi, au-delà de la transmission d'un rapport, trace écrite utile, le processus de travail apporte en soi des éléments résolutoires aux situations ou des éléments de prospective.

Les travaux réalisés sont de différentes natures :

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jeudi 15 septembre 2011

Vivre l'utopie

Des étudiants, de l'association entropie, organisent un événement autour de l'utopie, à Grenoble les 6, 7 et o octobre. Une grande diversité d'intervenants. C'est gratuit et ouvert à tous. programme vivre l'utopie.

mercredi 20 juillet 2011

Une mission passionnante

La mission avec la direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) de la mairie de Paris s'est terminée fin juin 2011. Ce fût une mission riche de belles rencontres et forte de l'implication du comité de direction.

Cette mission m'avait inspirée car elle n'était pas libellée "étude sur les risques psycho-sociaux" comme la plupart des marchés sur le sujet, laissant le sensation d'une mise à distance et d'un traitement technique et froid. L'étude commandée par la DEVE parlait "des ressentis au travail des agents" et il s'agissait de les écouter, puis de faire un diagnostic sur le mal-être ou bien-être au travail. La direction est dans cette dynamique d'écoute et d'ouverture.

Nous devions ensuite élaborer des propositions d'actions pour tendre vers plus de bien-être. Après avoir entendu la restitution de ce diagnostic, le comité de direction a décidé de s'appuyer sur celui-ci afin d'initier une démarche participative avec l'ensemble des personnels encadrants. En effet, l'enjeu n'était plus d'ajouter des actions venues d'ailleurs ou venues de la hiérarchie, avec le risque qu'elles ne soient pas perçues, mais de créer un sentiment d'appartenance et de rendre les personnes actrices de l'amélioration des situations de travail.

Ainsi, avec ma collègue Florence Le Nulzec,nous avons co-animé des séminaires pour 290 personnes.

Ce furent des moments riches d'échange et de co-construction inédite pour cette direction qui compte 4000 agents. Par nos méthodes de travail coopératif et des outils spécialement conçus pour ces séminaires, notre intention était

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dimanche 13 mars 2011

Entreprendre sans prendre : quel rôle social pour l'entrepreneur ?


Le centre agroécologique des Amanins organise régulièrement des forum. Ce sont des temps de convivialité tranquilles, ouvert à tous, pour approfondir, en petit nombre, les échanges lancés lors de leur 5e anniversaire qui avait rassemblé près de 1200 personnes.

Celui-ci se déroulera du samedi 16 au mercredi 20 avril au centre agroécologique des Amanins dans le Val de Drôme. Voir en pdf le programme de ce forum.

Je suis invitée à venir partager mon expérience lors de la conférence qui aura lieu le samedi 16 à 14h30 avec Béatrice Barras, d'Ardelaine et Michel Valentin des Amanins et je participerais aux échanges jusqu'au lundi 18.

samedi 26 février 2011

Table ronde "femmes en économie sociale et solidaire"

J'ai le plaisir d'être invitée à une table ronde aux côtés de Danièle Demoustier, qui a été mon professeur lorsque j'ai suivi le DESS "développement et expertise de l'économie sociale" à l'IEP de Grenoble.

La question qui nous est posée est celle de l'égalité de traitement des hommes et de femmes en matière de gouvernance, d'égalité salariale, de temps de travail et de se demander si l'économie sociale et solidaire convient mieux aux femmes.

Ça se passe à la mairie de Villefontaine, en Isère, le mercredi 9 mars à 20h. Cette soirée est proposée par l'association Alpes solidaires.

J'apporterais un témoignage. La question d'être une femme dans ce que j'ai entrepris n'a jamais été une bataille pour moi. Les difficultés rencontrées résidaient plus dans le fait de "faire autrement", de sortir des sentiers battus.

Au début de ma vie professionnelle, j'exerçais un métier appartenant à une sphère très féminine et dans un milieu de femmes bien souvent dominées par des hommes : assistante sociale en centre hospitalier. Deux moteurs m'ont fait changé de milieu.

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mardi 25 janvier 2011

Éthique

Au cours de mes pérégrinations, je rencontre des personnes souffrant d'un manque d'écoute. Écoute de soi, écoute de l'autre, écoute pour soi, écoute précieuse pour des liens et un mieux-être de l'humanité.

L'écoute s'ancre dans une relation authentique et bienveillante. Simplicité.

Dans cette société qui a exacerbé la posture individuelle jusqu'à l'isolement, naissent de nouveaux métiers dont l'action est de renouer du lien social, d'apporter de l'écoute et du discernement, une professionnalisation des relations. Tout ce qui pouvait être pensé comme naturel, mais qui ne l'est pas tant, au vu de tous les malentendus, blessures enfouies.

J'aime à penser que la construction d'un monde meilleur passe par ce travail personnel, ce retour sur soi, pour mieux s'ouvrir aux autres, être en lien et contribuer en apportant sa goutte d'eau.

Jean-François Malherbe dans ses essais d'éthique critique

"Déjouer l'interdit de penser" dit ceci : "Le sujet qui a le sentiment de son impuissance à sauver le monde (autrement-dit le sujet qui aimerait être Dieu) passe assez rapidement, et sans doute par dépit, à la conviction qu'il n'y a rien à faire (autrement dit, il se prend pour un moins que rien) plutôt que de voir que, même si ce n'est pas lui qui décide quand le baril va déborder, sa tâche consiste à décider jour après jour s'il laisse tomber ou non sa petite goutte d'eau dans le baril. Son geste est infinitésimal mais non nul. Il se peut qu'il laisse tomber dans le baril la goutte qui le fera déborder. Mais toutes les gouttes précédentes ont autant d'importance que la fatidique". Ainsi, comme il le dit plus haut "Assumer son humaine condition, sa solitude, sa finitude, son incertitude, c'est la reconnaître lucidement, l'inscrire explicitement dans sa propre histoire subjective, y reconnaître les traces de l'autre et recueillir ainsi les conditions les plus favorables à l'exercice du jugement moral".

Je pense que c'est avec cette perspective que je situe mon travail de professionnelle de la relation.

samedi 18 septembre 2010

Avec les étudiants de HEC Paris

Jeudi dernier,  j’étais avec des étudiants de la Majeure Alternative Management de HEC Paris. J'avais été invitée, il y a deux ans, par Roland Vaxelaire pour témoigner de mon parcours au sein de l'entreprise alternative qu'est Oxalis.

L’intention, cette année, était d’expérimenter une prise de décision collective consensuelle. Je salue ici la démarche d'Eve Chiapello et Denis Bourgeois, responsables de la Majeure qui mettent en cohérence les contenus de la formation avec la pédagogie. En effet, en proposant mon intervention, ils ont accepté de prendre le risque de mettre en débat et de décider collectivement avec les étudiants de la notation de leurs épreuves collectives.
Certes, dans le temps imparti, nous n’avons pu décider que sur une partie du sujet. Pour autant, ce qui a été échangé ouvre le champ à d’autres séquences participatives. J’ai été séduite par la maturité des étudiants, qui tout à leur septicisme sur la capacité à prendre des décisions consensuelles, ont soulevé de nombreuses questions. Cela me ravit car il aurait été triste de donner des réponses toutes faites et des solutions miracles.
L’important, dans l’apprentissage est de se poser des questions, de vivre des expériences et d’en tirer des enseignements pour soi. J’ose espérer avoir pu leur transmettre quelques méthodes pour vivre des démarches participatives.

Ainsi au préalable, nous avons mis en place les conditions favorables à une participation co-constructive.

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dimanche 12 septembre 2010

Plaisir d'être en réunion

Oui, on peut vivre des réunions et éprouver un sentiment de satisfaction avec le plaisir de s'être enrichi des paroles échangées !

Les réunions jalonnent nos actions et il est agréable et appréciable qu'elles se passent pour le mieux tant pour les tâches menées que pour les personnes et les relations.

Ainsi, j'ai rédigé cet ouvrage avec l'intention de transmettre des méthodes et des expériences à tous ceux qui veulent vivre des réunions participatives.

Je souhaite que vous y trouviez pleins de ressources nouvelles ou à approfondir. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !

"Plaisir d'être en réunion" Aux Éditions du Croquant

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jeudi 9 septembre 2010

Accompagnement d'un projet associatif dans le Doubs

J'accompagne les salariés et administrateurs de Doubs Nature Environnement, dans la co-construction du développement de leur projet associatif, via le Dispositif local d'accompagnement (DLA),

Face aux nombreux enjeux sociétaux et environnementaux, dans un contexte où les associations sont de plus en plus soumises à une logique de marché, DNE a souhaité réfléchir à sa stratégie en lien avec sa vocation, pour renforcer une cohésion interne autour d’un projet associatif partagé, de prendre des décisions concernant les orientations des activités qui l’animent.

J'ai conduit des entretiens avec chaque salarié et avec des administrateurs pour offrir un espace de parole où chacun a pu exprimer ses difficultés et ses besoins. Nous avons ensuite amorcé un travail en groupe pour mettre à plat l'histoire de l'association, les grands événements qui ont jalonné son parcours, les bifurcations prises, façonnant le présent. Ce travail va se poursuivre cet automne avec quatre autres temps de travail collectif en vue de construire une cohésion d'équipe autour d'un projet partagé : des enjeux à l'action.

vendredi 4 juin 2010

Le consensus, prendre des décisions ensemble

J'ai envie de partager ma pratique sur le consensus car j'ai constaté que c'est un terme qui provoque des réactions dubitatives ou du rejet. Le consensus, pour moi et tel que je l'ai exercé est le fait que chacun fasse évoluer sa pensée, ses idées, pour mettre du sens ensemble, avoir une vision partagée. C'est une façon de faire ensemble qui n'est ni rapport de domination ni compromis. Je le schématise ainsi :

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L'intelligence collective

Lever soleil BaugesCe que j'aime dans mon travail en coopération, c'est le plaisir de créer ensemble et de faire ainsi surgir de l'intelligence collective. Comme c'est un terme beaucoup utilisé, j'éprouve le besoin d'en donner ma propre définition.

L’intelligence collective est un processus dynamique d’enrichissement mutuel.

Chacun contribue à la mise en synergie de sa vision avec celles des autres pour l’élaboration d’une pensée ou d’une décision plus aboutie, plus satisfaisante.

Exercer une intelligence collective suppose que certaines conditions soient réunies :

Laisser libre cours à la créativité ; aux pensées apparemment désordonnées ; au brain-storming.

Être dans une écoute réciproque : accepter tout ce qui se dit sans penser que l’idée de l’autre est mauvaise ; ne pas réagir en immédiateté à l’idée précédente (prendre le temps de la méditer) ; être attentif aux pensées qui sortent de l’ordinaire, ou celles qui ont été prononcées de manière inaperçues car elles sont souvent fort pertinentes ; lâcher-prise avec son égo (vouloir avoir raison et s’accrocher à son idée).

Être conscient des enjeux émotionnels ; permettre leur expression pour que le non-dit ne nuise pas à la réflexion ; veiller à une certaine distanciation de la réflexion pour un meilleur recul sur la situation.

La co-construction

Avec le désir que puissent exister des relations professionnelles sans lien de subordination (de domination sur l'autre), j'ai co-fondé l'entreprise Oxalis. Un lieu de projet plus que de travail, où il est possible de créer, de s'épanouir, où chacun est acteur et participe aux décisions (avec une recherche de consensus).
Cette entreprise existe depuis une vingtaine d'années. Au début, nous étions entre 5 et 7 tous situés dans le massif des Bauges et travaillant de manière polyvalente ensemble. Nous avions mis en place des réunions efficientes.
Puis, nous avons grandi, tellement grandi qu'aujourd'hui nous sommes 150, nous sommes sur toute la France et chacun travaille à partir de sa propre activité. Pour autant, nous avons souhaité rester fidèle à notre intention première de la participation de tous à la vie de l'entreprise.
Pour cela, nous avons fait évoluer nos pratiques et construit des méthodes.

Entre autre, j'ai conceptualisé le fait que la prise de décision collective est d'abord un processus que j'ai ainsi schématisé :

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jeudi 3 juin 2010

La confiance

Dans la même veine que la responsabilité, la confiance est l'un des ingrédients de la coopération.

D’aucuns diront que la confiance, ça se construit, ça se mérite. La confiance, c’est se fier à l’autre, lui donner crédit, avoir foi en lui. Ce qui ne signifie pas pour autant de «se perdre dans l’autre» ou manquer de discernement. Un climat de confiance facilite un langage d’authenticité. La confiance est indissociable de la bienveillance, au sens d’accueillir l’autre de manière inconditionnelle. La confiance induit aussi que chacun est responsable. Pour instaurer une telle ambiance dans un groupe, il est essentiel de croire au fait que c’est possible de créer ensemble. C’est en premier lieu une attitude personnelle où il s’agit de rester centré sur soi, avec vigilance, sans appréhension, ni défiance dans le processus et dans les personnes. La confiance est l’ouverture des libertés tout en canalisant ce qui se passe. L’enjeu est de rassembler les idées et les imaginaires, les rendre palpables, accessibles pour les incarner dans du réel, dans l’action. La confiance peut se décréter comme un mode de fonctionnement. Elle est un défi, une volonté.

mardi 1 juin 2010

Salarié sans patron ?


Salarié sans patron envoyé par bponcin

Sous ce titre provocateur, je raconte des histoires de personnes qui ont créé leur propre activité économique en rejoignant une coopérative d'activités. Je raconte aussi l'histoire de cette innovation sociale à la période même où elle sortait de la phase d'expérimentation pour se développer sur de nombreux territoires. Je montre comment il est possible d'entreprendre autrement au sein de ces entreprises si particulières. L'intention est de témoigner que chacun, chacune peut réaliser son projet par la solution coopérative.

Aux Editions du Croquant


Extrait salarié sans patron (pdf)

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Organisations sociales sur les territoires

En 2002, j'ai réalisé une recherche-action pour le compte du CNVA (conseil national de la vie associative). Les membres de la commission vie associative et animation territoriale se sont fortement impliqués dans ces travaux que j'ai conduit en étroite concertation avec eux.
Leur demande était d'appréhender les nouvelles formes d'organisations sociales sur les territoires, ce qui motive les personnes à participer, ce que signifie des mots très usités tels que "démocratie participative", "territoires", "gouvernance", "partenariat", "réseau", "développement durable", "société civile" et surtout comment des acteurs les appliquent. Et, in fine, en quoi tout cela interroge et bouscule la loi 1901 des associations.

Ce travail conséquent m'a conduit à rencontrer 10 histoires collectives, d'en tracer le parcours à partir de monographies et d'analyser en quoi ces nouvelles formes d'organisations sont un défi pour la vitalité des territoires.


Étude CNVA (pdf)

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