Cheminer en cohérence

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jeudi 15 septembre 2011

Vivre l'utopie

Des étudiants, de l'association entropie, organisent un événement autour de l'utopie, à Grenoble les 6, 7 et o octobre. Une grande diversité d'intervenants. C'est gratuit et ouvert à tous. programme vivre l'utopie.

vendredi 4 mars 2011

Film Entre nos mains

La médiathèque et le cinéma Renoir de Pontcharra (en Isère) ont organisé une soirée d'échanges après la projection du film "Entre nos mains" de Mariana Otero. J'étais conviée à cette soirée pour témoigner de mon expérience de femme en Scop puisque cette séance était l'un des moments de rencontres proposé par la médiathèque (expo, discussion, contes) sur le thèmes "ce que je veux pour elles".

La soirée était très sympa. J'ai été très touchée par ce film où des femmes et quelques hommes d'une entreprise de lingerie en faillite se voient proposer de la reprendre en Scop. Le passage d'une posture de salariée à celle d'associée est un long chemin. 

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samedi 26 février 2011

Table ronde "femmes en économie sociale et solidaire"

J'ai le plaisir d'être invitée à une table ronde aux côtés de Danièle Demoustier, qui a été mon professeur lorsque j'ai suivi le DESS "développement et expertise de l'économie sociale" à l'IEP de Grenoble.

La question qui nous est posée est celle de l'égalité de traitement des hommes et de femmes en matière de gouvernance, d'égalité salariale, de temps de travail et de se demander si l'économie sociale et solidaire convient mieux aux femmes.

Ça se passe à la mairie de Villefontaine, en Isère, le mercredi 9 mars à 20h. Cette soirée est proposée par l'association Alpes solidaires.

J'apporterais un témoignage. La question d'être une femme dans ce que j'ai entrepris n'a jamais été une bataille pour moi. Les difficultés rencontrées résidaient plus dans le fait de "faire autrement", de sortir des sentiers battus.

Au début de ma vie professionnelle, j'exerçais un métier appartenant à une sphère très féminine et dans un milieu de femmes bien souvent dominées par des hommes : assistante sociale en centre hospitalier. Deux moteurs m'ont fait changé de milieu.

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mardi 20 juillet 2010

Monographies, histoires de vie

Les missions d'études que je mène s'appuient sur des paroles d'acteurs. Pour cela, je rédige de mini monographies. Ce sont des reformulations écrites de ce qui se dit, que je retransmets, comme des miroirs. À chaque fois, les personnes sont étonnées de la justesse de mes propos, constatant que cela les "fait avancer".
J'ai réalisé cela lors des entretiens conduits avec des porteurs de projets d'activités économiques.
Lorsque j'ai écrit Salarié sans patron ?, j'ai d'abord rédigé une vingtaine d'histoires de projets avant d'introduire ces "personnages" dans le livre.
L'an dernier, j'ai effectué des monographies qui racontent comment et pourquoi des associations de Basse-Normandie ont été accompagnées par le DLA.

Forte de ces expériences et de la publication de l'histoire de l'entreprise Oxalis, j'ai envie d'écrire et de publier des histoires de vie d'organisations. Cela s'inscrit en cohérence avec la collection "artisans d'utopie" des Éditions du Croquant. C'est un projet lancé ici pour qu'il fasse écho.

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lundi 7 juin 2010

En bonne compagnie

Le 29 mai dernier, j'étais invitée à participer à une conférence sur la coopération et l'écologie aux côtés d'Edgar Morin, Pierre Rabhi, Patrick Viveret, Jean-Marie Pelt, Deborah Maarek et Isabelle Peloux. Un événement qui a rassemblé près de 1200 personnes le temps de cette belle journée ensoleillée au Centre des Amanins, un lieu d'accueil écologique à découvrir.

dimanche 6 juin 2010

La direction d'entreprise

Être dirigeante d'une entreprise est une belle responsabilité, une lourde charge, aussi. Je me suis retrouvée dans ce rôle sans l'avoir vraiment choisi, un peu comme une évidence, parce que d'autres sont venus rejoindre le chemin que nous parcourions déjà (l'entreprise a grandi et il fallait la gérer). Je me sentais à l'aise pour transmettre, accueillir et accompagner puis diriger. C'est-à-dire être garante du sens, faire vivre l'entreprise humainement et financièrement. J'ai appris en marchant, j'ai utilisé mon intuition et je me retrouve bien dans ce que dit Meryem Le Saget sur "le manager intuitif".

À un moment donné, je me suis retrouvée "devant". J'incarnais l'autorité morale. Alors je me suis retournée car je ne souhaitais pas être distanciée. J'ai pensé à toutes ces entreprises fortes de leurs valeurs, dépendantes de leurs fondateurs. J'ai souhaité un avenir pour cette coopérative qui ne dépende pas que de moi. J'ai eu besoin de souffler et de me retrouver, en tant que personne, au-delà de l'identification faite à Oxalis.

J'ai franchi ce pas rapidement. Il ne fallait pas hésiter. Sauter, vite, pour rebondir. Cela a été possible car la direction était organisée de manière collégiale, parce que chacun assumait ses responsabilités.

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vendredi 4 juin 2010

La coopération



Mon parcours de vie professionnelle s'est construit dans des rapports de coopération. Il est clair pour moi que je n'aurais jamais fait tout ce que j'ai fait sans les autres. Cela m'a construit et j'ai construit une vie coopérative. Le postulat "l'union fait la force" est très concret. La coopération est un chemin que j'ai exploré, expérimenté ce qui me permet d'en tirer des enseignements et d'accompagner d'autres personnes, d'autres organisations sur un chemin similaire.



Voilà ce que je peux en dire aujourd'hui :

La coopération, c'est la participation à une œuvre commune et une entente entre des membres pour un but commun. La coopération répond à des besoins. Elle est à la fois intentionnalité et moyens pour répondre aux objectifs d’une communauté. Elle s’ancre dans une réalité et dans le concret. Ce que je ne peux faire seul, je peux le réussir en coopérant.


– Ni facile, ni magique, elle est cependant source de satisfaction profonde. Pour cela, elle requiert de la méthode dans ses conditions de mise en œuvre. Il existe de nombreux chemins et de quoi défricher. Il s’agit d’oser, de prendre des risques, mais pas tout seul, en étant relié.


– Le chemin vers la coopération commence par soi pour aller vers l’autre. Elle passe par une remise en cause permanente, une obligation d’aller puiser au plus profond de soi dans son authenticité pour être en relation avec l’autre de manière ajustée.

"Sois le changement que tu veux voir pour le monde" a dit Gandhi.

– La coopération est porteuse d’un défi majeur pour notre système économique qui se délite, une solution pour instaurer d’autres modes de relations pour l’humanité. Il reste du chemin à faire…

jeudi 3 juin 2010

La confiance

Dans la même veine que la responsabilité, la confiance est l'un des ingrédients de la coopération.

D’aucuns diront que la confiance, ça se construit, ça se mérite. La confiance, c’est se fier à l’autre, lui donner crédit, avoir foi en lui. Ce qui ne signifie pas pour autant de «se perdre dans l’autre» ou manquer de discernement. Un climat de confiance facilite un langage d’authenticité. La confiance est indissociable de la bienveillance, au sens d’accueillir l’autre de manière inconditionnelle. La confiance induit aussi que chacun est responsable. Pour instaurer une telle ambiance dans un groupe, il est essentiel de croire au fait que c’est possible de créer ensemble. C’est en premier lieu une attitude personnelle où il s’agit de rester centré sur soi, avec vigilance, sans appréhension, ni défiance dans le processus et dans les personnes. La confiance est l’ouverture des libertés tout en canalisant ce qui se passe. L’enjeu est de rassembler les idées et les imaginaires, les rendre palpables, accessibles pour les incarner dans du réel, dans l’action. La confiance peut se décréter comme un mode de fonctionnement. Elle est un défi, une volonté.

mardi 1 juin 2010

Trajectoires indicibles


Trajectoires indicibles envoyé par bponcin




En 2001, notre entreprise Oxalis vivait un grand tournant qui a conduit par la suite son développement. C'est à ce moment-là que j'ai choisi de raconter cette aventure collective.
Mon intention était de transmettre l'idée que c'est possible de croire en ses rêves, ses utopies.

L'histoire de cette entreprise étant intimement liée à ma trajectoire personnelle, elle est le reflet de ma propre vision.

Aux Éditions du croquant.

Extrait Trajectoires indicibles (pdf)

Salarié sans patron ?


Salarié sans patron envoyé par bponcin

Sous ce titre provocateur, je raconte des histoires de personnes qui ont créé leur propre activité économique en rejoignant une coopérative d'activités. Je raconte aussi l'histoire de cette innovation sociale à la période même où elle sortait de la phase d'expérimentation pour se développer sur de nombreux territoires. Je montre comment il est possible d'entreprendre autrement au sein de ces entreprises si particulières. L'intention est de témoigner que chacun, chacune peut réaliser son projet par la solution coopérative.

Aux Editions du Croquant



Extrait salarié sans patron (pdf)