Cheminer en cohérence

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dimanche 13 avril 2014

La confiance en commun

  Un tour d'horizon éclectique sur la confiance vue à travers des témoignages et des chercheurs dans cet ouvrage édité par Textuel dans le cadre d'un partenariat avec l'observatoire de la Poste. Je partage ce qui est écrit dans l'avant-propos :

"Tous insistent sur la nécessité d'aménager des règles et de repérer les difficultés qui pourraient gripper les logiques émergentes : la confiance mutuelle ne naît pas seulement des bonnes intentions de chacun, encore faut-il lui donner un cadre, un contexte encourageants. Pour réinventer la confiance, les auteurs de ces pages suggèrent de revoir les dogmes de l'économie dominante, de réévaluer les liens entre générations, d'user d'une parole vraie en lieu et place des mots creux, de considérer différemment l'idée même de travail".

Je relève pour ma part cet extrait de la contribution de Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) : "Un dire qui s'oblige, c'est un dire auquel je peux me fier, que ce dire soit bienveillant ou critique. C'est un dire qui ne vise pas l'instrumentalisation d'autrui mais l'émancipation réciproque des interlocuteurs. […] La confiance en soi ou le courage n'existent qu'en nous échappant, sinon, ils deviennent la version caricaturale d'eux-mêmes. Dire que l'on a confiance en soi, c'est déjà se singer. Les personnes dont on dit qu'elles ont confiance en elles-mêmes sont heureusement principalement conscientes des doutes qu'elles éprouvent."

dimanche 16 mars 2014

Accompagnement d'équipes

Je viens de me livrer au difficile exercice de mettre à plat en peu de mots mon activité.

Ces derniers mois, j'ai beaucoup sillonné la France pour accompagner diverses structures dont certaines traversaient des difficultés et des conflits. 
Je sais combien la coopération n'est pas toujours facile. La bonne volonté ne suffit pas. Il y a parfois le sentiment de honte, d'impuissance ou d'échec de créer des situations de relations humaines à l'opposé de ce qui est souhaité… Vouloir un monde meilleur, plus équitable, plus humain et vivre le mal-être dans ces structures rend la situation encore plus insoutenable.
J'ai eu de grandes satisfactions et de joies de voir les équipes retrouver leur potentiel et leur plaisir à travailler ensemble après nos séances de travail…

lundi 30 décembre 2013

Pour que la coopération soit bénéfique

L'envie de faire ensemble est la base de la coopération. Pourtant, elle n'est pas suffisante et lorsque les relations deviennent des sources de malaises, chacun souffre de la situation. Des sentiments de découragement, de culpabilité, de honte, de colère, de tristesse, d'impuissance… sont des entraves difficiles à surmonter au sein du groupe. Si le groupe n'est plus efficient, l'activité en pâtit, voire est mise en péril. De beaux projets peuvent ainsi s'effondrer, des idées sont enterrées. Sans vision catastrophe, renoncer à coopérer parce que c'est difficile est dommage. Le sentiment d'échec, des relations qui se distendent, le déplaisir peuvent créer de l'amertume ou une perte d'enthousiasme.
Or, les enjeux sont importants pour l'association ou l'entreprise. Et, une société économique et humaine construite de coopération est souhaitable !!

Le soutien d'un tiers peut aider à retrouver du sens au faire ensemble. Demander de l'aide, c'est déjà une partie du chemin car c'est reconnaître les difficultés traversées et choisir d'y remédier. 

Faire ensemble, au-delà de la bonne volonté, c'est aussi de la méthodologie, une attention aux relations, des temps de régulation. Coopérer, c'est être en relation.
Être en relation passe par soi, se connaître, s'accepter avec ses forces et ses faiblesses. C'est se sentir en sécurité intérieure.
Un chemin personnel.
La coopération mène à ce chemin.
La coopération est ce chemin.

mercredi 27 février 2013

Des accompagnements en cours

Je travaille depuis quelques mois essentiellement pour les DLA, un dispositif qui finance l'accompagnement de structures d'utilité sociale.

Courant 2012 et pour cette année 2013, j'ai accompagné, dans ce cadre, une radio associative, une régie de quartier, un centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), des centres sociaux, une association intermédiaire, une association du réseau Solidarités Femmes

Une grande diversité d'acteurs engagés dans des actions utiles socialement. Je les accompagne sur des sujets variés tels que l'organisation interne, la gouvernance, des conflits d'équipe, des orientations stratégiques, la clarification du projet associatif, la structuration de partenariats…

De belles rencontres. Une aventure humaine à chaque fois renouvelée.

Ma démarche est celle de la participation des acteurs. On se met autour de la table, on forme un cercle et à partir de supports méthodologiques que j'apporte, s'instaurent des échanges pour comprendre ce qui se joue, faire émerger des solutions, ouvrir des options, choisir, décider, construire ensemble… Je n'apporte pas de solutions toutes faites car les seules légitimes et efficientes sont celles des personnes concernées. Mais je suis garante du sens donné au travail commun et d'un processus de dynamique de groupe. J'apporte des éclairages pour aider à prendre du recul sur la situation.

Ce sont des espaces de coopération vivante !

mardi 19 juin 2012

Accompagnement de structures associatives

"Conjuguer utilité sociale et performance économique", tel est le défi de l'économie sociale et solidaire ou en tout cas, tel est ce qui est attendu du ministère avec cette volonté de "déprécariser le secteur associatif". Il était en effet insupportable pour les associations d'œuvrer dans les conditions de réduction de financement et de considération qu'elles ont connu ces dernières années. Certaines ont disparu, entraînant la disparition d'emplois mais aussi la disparition d'actions indispensables au bien-être ensemble, à la vitalité des territoires, à la vie culturelle, à la résolution de difficultés sociales de tout ordre... tout ceci étant dommageable pour la société.

On peut se réjouir de voir à nouveau associations, coopératives et mutuelles, revenir dans les intentions politiques et compter comme une force pour la transformation sociétale. Les budgets suivront-ils les intentions ?

Les associations sont, par leur rôle d'utilité sociale, dépendantes des pouvoirs publics. Il n'est pas toujours facile de résister pour garder son indépendance. Or c'est cette indépendance qui permet de créer des partenariats bénéfiques pour la mise en œuvres des politiques publiques. La diversité en est l'un des garant : foisonnement d'initiatives, valeurs fortes, projet associatif clair, citoyenneté, réseau…

La déclaration de Valérie Fourneyron ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative promet de veiller à l'indépendance des associations dans une relation de partenariat.

Résister, s'ajuster, subsister, se développer sont de nombreux défis pour les dirigeants des associations. Ces fonctions reposent souvent sur des bénévoles qui apportent leur bonne volonté et leur foi dans un projet associatif mais sont parfois dépourvus pour gérer et manager. Toutes les associations n'ont pas les moyens d'embaucher une direction salariée compétente. Et lorsque c'est le cas, l'articulation entre bénévoles et salariés est parfois difficile. Or la réussite d'un projet repose aussi sur l'alliance entre les membres du bureau et une direction (salariée).

La performance, ou simplement, la nécessité de vivre des relations porteuses d'épanouissement de coopération, ne vont pas toujours de soi.

Être accompagné dans les moments d'incertitude, de changements, de crises, de conflits internes ou dans les moments de repositionnement, de développement, de déploiement, est précieux pour prendre du recul, discerner, observer, se comprendre, s'enrichir, avancer.

mercredi 24 août 2011

Communication NonViolente

Un livre que je recommande tout particulièrement.  Françoise Keller nous transmet son expérience de formatrice et praticienne en CNV (Communication NonViolente) pour pratiquer des relations respectueuses de soi-même et des autres. À lire sans modération.

mercredi 20 juillet 2011

Une mission passionnante

La mission avec la direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) de la mairie de Paris s'est terminée fin juin 2011. Ce fût une mission riche de belles rencontres et forte de l'implication du comité de direction.

Cette mission m'avait inspirée car elle n'était pas libellée "étude sur les risques psycho-sociaux" comme la plupart des marchés sur le sujet, laissant le sensation d'une mise à distance et d'un traitement technique et froid. L'étude commandée par la DEVE parlait "des ressentis au travail des agents" et il s'agissait de les écouter, puis de faire un diagnostic sur le mal-être ou bien-être au travail. La direction est dans cette dynamique d'écoute et d'ouverture.

Nous devions ensuite élaborer des propositions d'actions pour tendre vers plus de bien-être. Après avoir entendu la restitution de ce diagnostic, le comité de direction a décidé de s'appuyer sur celui-ci afin d'initier une démarche participative avec l'ensemble des personnels encadrants. En effet, l'enjeu n'était plus d'ajouter des actions venues d'ailleurs ou venues de la hiérarchie, avec le risque qu'elles ne soient pas perçues, mais de créer un sentiment d'appartenance et de rendre les personnes actrices de l'amélioration des situations de travail.

Ainsi, avec ma collègue Florence Le Nulzec,nous avons co-animé des séminaires pour 290 personnes.

Ce furent des moments riches d'échange et de co-construction inédite pour cette direction qui compte 4000 agents. Par nos méthodes de travail coopératif et des outils spécialement conçus pour ces séminaires, notre intention était

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dimanche 12 septembre 2010

Plaisir d'être en réunion

Oui, on peut vivre des réunions et éprouver un sentiment de satisfaction avec le plaisir de s'être enrichi des paroles échangées !

Les réunions jalonnent nos actions et il est agréable et appréciable qu'elles se passent pour le mieux tant pour les tâches menées que pour les personnes et les relations.

Ainsi, j'ai rédigé cet ouvrage avec l'intention de transmettre des méthodes et des expériences à tous ceux qui veulent vivre des réunions participatives.

Je souhaite que vous y trouviez pleins de ressources nouvelles ou à approfondir. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !

"Plaisir d'être en réunion" Aux Éditions du Croquant

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lundi 5 juillet 2010

Le forum des usages coopératifs de Brest

Invitée par Philippe Cazeneuve, j'ai découvert tout un monde... le web 2.0, le monde des outils collaboratifs. J'ai participé à la session "économie sociale et solidaire et TIC". J'ai apprécié d'échanger sur notre vision de la coopération. Jusque là, je n'avais pas vu toutes les opportunités de travailler à distance et en coopération grâce aux nombreux outils existants. Ce qui m'a séduit, c'est que l'entrée "outils" induit les mêmes questionnements sur la façon de faire ensemble, que ceux-ci ne se substituent pas à la relation directe mais sont des alliés pertinents. Ainsi, je ne m'attendais pas à ce qu'un forum sur les TIC parle de "territoires en transition" ou de monnaies complémentaires, par exemple.
Les enseignements que j'ai pu tirer de ma pratique sont en phase avec ceux des personnes qui ont pensé ou qui utilisent des outils du Web 2.0 et cela m'a permis de faire de nouveaux liens.

Ce forum a été l'occasion de belles rencontres, comme par exemple celle de Marc Alphandéry et de Pascale Delile avec qui j'ai travaillé ce jour-là, ou encore de Dominique Guardiola, qui m'a aidé à me repérer dans mon utilisation des outils du web et celle de Laurent Marseault, de l'association outils-réseaux et ses fabuleuses formations coopératives.

Pendant ce forum, j'ai aussi apporté ma contribution orale et écrite et participé à une interview.

Mediablog Brest

vendredi 4 juin 2010

La co-construction

Avec le désir que puissent exister des relations professionnelles sans lien de subordination (de domination sur l'autre), j'ai co-fondé l'entreprise Oxalis. Un lieu de projet plus que de travail, où il est possible de créer, de s'épanouir, où chacun est acteur et participe aux décisions (avec une recherche de consensus).
Cette entreprise existe depuis une vingtaine d'années. Au début, nous étions entre 5 et 7 tous situés dans le massif des Bauges et travaillant de manière polyvalente ensemble. Nous avions mis en place des réunions efficientes.
Puis, nous avons grandi, tellement grandi qu'aujourd'hui nous sommes 150, nous sommes sur toute la France et chacun travaille à partir de sa propre activité. Pour autant, nous avons souhaité rester fidèle à notre intention première de la participation de tous à la vie de l'entreprise.
Pour cela, nous avons fait évoluer nos pratiques et construit des méthodes.

Entre autre, j'ai conceptualisé le fait que la prise de décision collective est d'abord un processus que j'ai ainsi schématisé :

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jeudi 3 juin 2010

La responsabilité

Je suis animée par des valeurs humanistes, elles me donnent le carburant pour agir. Intuitivement, dès la création d'Oxalis, j'ai pensé que la coopération reposait sur la responsabilité individuelle et collective, sur la confiance et sur l'ouverture. Après 20 ans de travail coopératif, je l'affirme toujours, ayant vérifié à maintes reprises combien ces ingrédients en sont le ferment.

C’est la responsabilité de soi, s’assumer, ne pas faire porter au collectif les conséquences de ses choix. C’est aussi la responsabilité collective et l’acceptation que les choix de la personne viennent impacter le groupe. Il y a la gestion d’un paradoxe car la responsabilité ne s’affranchit pas de la solidarité. Pour autant, si chacun se sent pleinement responsable (balaye devant sa porte), et se sent responsable du collectif (contribuer à ce que l’ensemble fonctionne au mieux), les relations sont saines et la coopération efficiente.

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mardi 1 juin 2010

Le chemin



J’accompagne
des personnes, des équipes, aussi et des organisations.
Accompagner, c’est cheminer avec l'autre, être en relation. La relation est un chemin vers l’autre qui commence par soi.

Et le chemin n’est pas tracé.

Quête de sens, exigence de soi. Avec ardeur, au fil de mes actions, du sens donné et des enseignements glanés et engrangés, tâtonnant parfois, j’avance en marchant. Nulle autre destination que celle d’être, être le plus ajusté.

Je chemine avec d’autres, en lien. Désir de transmettre. Une trace laissée par la relation, par l’écriture.



La coopération
comme voie royale pour être en relation autrement, grandir ensemble, pour rendre possible des échanges économiques porteurs de sens et d’épanouissement.

L'accompagnement des personnes et des groupes, en quête de sens et de mieux-être.

Ce blog, un jalon posé, au fil de ma marche, pour dire ce qui m’anime. Partager un bout de chemin.

Un blog qui sans l'accompagnement et les conseils avisés de Philippe Cazeneuve n'aurait pas pu voir le jour. Je le remercie pour son soutien et je le recommande à tous ceux qui ont besoin d'être aidé dans leurs usages des TIC.

Comme le dit si bien le poème de Cantarès, "le chemin se fait en marchant".

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