Cheminer en cohérence

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vendredi 2 octobre 2015

Quai des futurs à St Malo

C'était le week-end du 25 au 27 septembre, à St Malo, un événement organisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie.

L'économie sociale et solidaire était très présente avec un beau stand au centre du salon. 


















Ce qui m'a réjouie, c'est que l'économie du futur, c'est une économie respectueuse des personnes et de l'environnement, tout en étant tous connectés, bien sûr ! Mais c'est surtout le retour à "faire soi-même", à la sobriété. Un salon qui n'était pas dédié à la transition (alternatiba) mais dont le sujet était très présent ! Super !! De plus en plus de personnes sont touchées et concernées, c'est de bon augure !

Ce qui m'a touchée, pendant ce salon, c'est combien les visiteurs étaient spontanément prêts à participer au mandala géant : chacun fait son œuvre personnelle pour réaliser une œuvre collective (la coopération, c'est le "je" qui rejoint le "nous") et également leur promptitude à dire ce qu'ils font pour contribuer à une autre économie...

Bravo à Kristin Leroy et à Isabelle Rode pour cette belle idée et bravo à Anne et Charlie d'Horizons Solidaires pour toutes cette organisation

jeudi 5 février 2015

Gouvernance

Ce mot, objet de controverse, vient désigner les modes d'organisation qu'une structure se donne pour être en capacité de prendre des décisions. Plus largement, il signifie la façon de diriger, les modalités organisationnelles (qui fait quoi, quand, comment, dans quels délais, avec quels moyens…) qui sont tournées vers le sens, le pourquoi on agit, c'est-à-dire les objectifs qui ont été définis, la vision d'un futur désirable et désiré.

La prise de décision est l'un des segments d'un processus.

Dans les coopératives, on parle aisément de démocratie dans l'entreprise. Les associations sont aussi des ferventes de la démocratie interne. Celle-ci est cadrée par les règles juridiques que ces organisations de l'économie sociale et solidaire s'appliquent : une personne = une voix lors des assemblées générales qui réunissent les associé.es ou, selon, les membres adhérents. 

Elles veillent au renouvellement de leurs instances et des membres qui siègent. Ce n'est pas toujours facile. Il faut apprendre à lâcher-prise avec le plaisir d'être au pouvoir. Même si celui-ci n'est pas toujours gratifiant et oblige à porter la responsabilité, il est néanmoins porteur de capital symbolique. Laisser la place, accepter que les choses ne soient plus faites comme on le pensait… C'est particulièrement difficile dans ces organisations car les membres qui les composent sont particulièrement emplis de convictions et donc attachés à leurs opinions…

Ah ! Le mot pouvoir, lâché quelques phrases au dessus ! Il est chargé d'émotions. Il suscite la peur ou la colère. La tristesse aussi. Des peurs réelles lorsqu'un membre a la velléité de s'approprier le pouvoir de décider, de la tristesse ou de la colère lorsque les uns et les autres se sentent spoliés, démunis, découragés ou déchirés par des luttes de pouvoir.
À eux de reprendre leur pouvoir d'agir, de dire ce qui est attendu d'un leader, en quoi il se doit d'être cohérent avec la culture de l'organisation. Voire de le démettre. ils ont la compétence pour le faire. En tout cas, la légitimité. C'est la base d'une gouvernance partagée : choisir et nommer son leader et lui signifier son départ éventuel.
Ainsi, les membres sortent d'une situation de victime et, sans devenir bourreaux, peuvent, en rappelant le cadre, par une attitude bienveillante, redéfinir le contrat qui les lie, dans la co-responsabilité.

La peur du pouvoir est souvent une peur "fantasme". Ce qui génère de nombreuses stratégies pour le cacher sous le tapis. Et il ressurgit, de manière plus terrible encore car il n'est pas assumé.

Assumer le pouvoir. L'assumer collectivement. Là est le défi des organisations démocratiques. Le rendre légitime, visible, bordé par des processus offrant des capacités de s'exprimer et d'agir sans perdre de vue le sens qui rassemble les personnes.

Mettre du sens et agir en conscience du bien commun !

dimanche 14 septembre 2014

Moi citoyenne,

Je rejoins la campagne citoyenne !

dimanche 25 mai 2014

La nef , banque éthique

La modification des statuts de la Nef pour être une banque a été adoptée hier sous des applaudissements qui n'arrivaient plus à s'arrêter !

Un bel élan pour ce nouveau cap.

Des peurs qu'en grandissant, la coopérative perde son âme, ont été exprimées. Des exemples viennent nourrir ces peurs. Je ne les partage pas car peut-on comparer des histoires différentes, des intentions différentes... même si elles sont toutes empreintes d'ESS... La Nef puise sa force dans ses fondements qui sont ravivés à chaque instant. Sur ce terreau fertile, son projet de transformation sociale a été réaffirmé lors du congrès où le plus grand nombre des synthèses des échanges étaient concentrées sur les enjeux sociétaux. 

Un congrès et des AG excellemment bien préparées par les équipes de la Nef, de Nef Gestion, des sociétaires actifs et des instances. Un beau moment de partage fraternel.

Un congrès animé avec la méthode du forum ouvert par Céline Poret et Maïté Cordelle d'Oxalis... en vraie cohérence avec le développement de la vie coopérative. Elle est la condition de la réussite d'une banque éthique ! Quelque soit notre place, épargnant, emprunteur, salarié, dirigeant, sociétaire actif, nous sommes des citoyens au service d'un projet commun pour que l'argent relie les hommes et les femmes...

dimanche 13 avril 2014

Voter pour qu'existe une banque éthique en France !

Pour que la Nef devienne la 1ère banque éthique en France, 10 000 sociétaires doivent voter POUR avant le 20 mai 2014. Devenez sociétaires et votez !

dimanche 28 avril 2013

Festival de la transition


Un événement festif à ne pas manquer !

L'occasion de rencontrer de nombreuses initiatives citoyennes porteuses de valeurs pour agir en faveur d'un changement de modèle économique.

Ce festival inédit est organisé par diverses organisations
La Nef, Terre de Liens, la Cfé (coopérative de finances éthiques), Énercoop, Les Colibris, Énergie Partagée, Klub Terre.

Et avec des partenaires
Réseau des Amap, Réseau Cocagne, Attac, le plan ESSE, Bio consom'acteurs, Villes et territoires en transition

dimanche 18 novembre 2012

Trophée de l'économie sociale et solidaire

Oxalis a reçu le trophée de la démocratie. C'est une belle reconnaissance d'un parcours de longue date, cette intention d'origine de faire en sorte de vivre des rapports au travail sans lien de subordination, de croire au fait que chacun puisse participer à la vie d'entreprise, avec nos tâtonnements, nos essais-erreurs, les méthodes que nous avons expérimentées et capitalisées. Je suis heureuse de cette reconnaissance, donnée par les partenaires d'Oxalis, au moment où les fondateurs ont choisi de laisser les fonctions de direction en cohérence avec l'éthique même du projet Oxalis.

Voici le mot prononcé envers les fondateurs d'Oxalis (dont je fais partie)  par Patricia qui s'est vue remettre ce prix : "je tiens à partager avec vous ce moment de reconnaissance par le réseau, de la démarche d’Oxalis depuis sa création. Il s’agit bien de cette ligne de conduite que vous avez posée dès le départ : celle de mettre la démocratie comme axe prioritaire dans la coopérative. Ce qui est récompensé n’est pas un résultat mais la démarche, c’est juste un élément de plus (si nécessaire) pour nous rappeler que c’est un travail permanent, qui doit s’adapter aux différentes mutations de cette SCOP. Ce qui est récompensé, c’est aussi le courage de se dire les points où on n’est pas d’accord et de les traiter. Ce trophée est un puzzle en bois. Je trouve le symbole très adapté".

mercredi 4 juillet 2012

Associations et coaching

Je participe, ce jeudi 5 juillet, à une rencontre "Etre acteur des grands changements" organisée par 3 écoles de coach & team de la région Rhône-Alpes.

Je co-anime, avec Philippe Rogier, un atelier dédié à la vie associative. Nous partagerons nos représentations et nos expériences d'accompagnement de ces acteurs dont la culture est spécifique.

Si les finalités de l'entreprise de marché et celles de l'économie sociale et solidaire sont différentes, les problématiques qu'elles rencontrent sont similaires car ce sont celles des organisations humaines.

Pour nourrir cet atelier, deux documents récents issus de la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives).

et une étude que j'ai réalisée en 2002 pour le CNVA (conseil national de la vie associative), et qui n'a pas vieillie.

mardi 19 juin 2012

Accompagnement de structures associatives

"Conjuguer utilité sociale et performance économique", tel est le défi de l'économie sociale et solidaire ou en tout cas, tel est ce qui est attendu du ministère avec cette volonté de "déprécariser le secteur associatif". Il était en effet insupportable pour les associations d'œuvrer dans les conditions de réduction de financement et de considération qu'elles ont connu ces dernières années. Certaines ont disparu, entraînant la disparition d'emplois mais aussi la disparition d'actions indispensables au bien-être ensemble, à la vitalité des territoires, à la vie culturelle, à la résolution de difficultés sociales de tout ordre... tout ceci étant dommageable pour la société.

On peut se réjouir de voir à nouveau associations, coopératives et mutuelles, revenir dans les intentions politiques et compter comme une force pour la transformation sociétale. Les budgets suivront-ils les intentions ?

Les associations sont, par leur rôle d'utilité sociale, dépendantes des pouvoirs publics. Il n'est pas toujours facile de résister pour garder son indépendance. Or c'est cette indépendance qui permet de créer des partenariats bénéfiques pour la mise en œuvres des politiques publiques. La diversité en est l'un des garant : foisonnement d'initiatives, valeurs fortes, projet associatif clair, citoyenneté, réseau…

La déclaration de Valérie Fourneyron ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative promet de veiller à l'indépendance des associations dans une relation de partenariat.

Résister, s'ajuster, subsister, se développer sont de nombreux défis pour les dirigeants des associations. Ces fonctions reposent souvent sur des bénévoles qui apportent leur bonne volonté et leur foi dans un projet associatif mais sont parfois dépourvus pour gérer et manager. Toutes les associations n'ont pas les moyens d'embaucher une direction salariée compétente. Et lorsque c'est le cas, l'articulation entre bénévoles et salariés est parfois difficile. Or la réussite d'un projet repose aussi sur l'alliance entre les membres du bureau et une direction (salariée).

La performance, ou simplement, la nécessité de vivre des relations porteuses d'épanouissement de coopération, ne vont pas toujours de soi.

Être accompagné dans les moments d'incertitude, de changements, de crises, de conflits internes ou dans les moments de repositionnement, de développement, de déploiement, est précieux pour prendre du recul, discerner, observer, se comprendre, s'enrichir, avancer.

mercredi 30 mai 2012

Changement

Je change de statut ! J'ai quitté la coopérative Oxalis que j'ai co-fondé et dirigé pendant une vingtaine d'années.

En 2008, j'ai laissé mes fonctions de direction pour laisser la place, en cohérence avec mes valeurs et celles d'Oxalis. Je suis restée entrepreneure-salariée, reprenant mon activité de consultante, coach, formatrice.

Cependant, il est difficile d'appartenir à une entreprise dont la vocation est la participation de ses membres sans pouvoir m'impliquer réellement. En effet, en tant qu'ancienne dirigeante, ma parole n'a pas le même impact.

Pour être au clair avec ma présence et aussi parce que j'avais le désir de m'alléger, de vivre pleinement mon indépendance, j'ai créé le 1er juin 2012 une EURL.

Faisant cela, je ne renie en rien mes valeurs de coopération. Je vais les incarner différemment, par des liens qui se tisseront au fil des missions ou des relations créées.

Je suis par ailleurs pleinement engagée dans deux espaces collectifs très distincts. Celui d'un groupe de supervision, code de déontologie. Celui de mon engagement bénévole au sein de la Société financière la Nef, en tant que présidente du Comité d'éthique.

Je continue d'agir professionnellement au sein de structures de l'économie sociale ou solidaire auprès desquelles j'apporte mon expérience, mes compétences et le recul acquis au cours de ces dernières années.

jeudi 15 septembre 2011

Vivre l'utopie

Des étudiants, de l'association entropie, organisent un événement autour de l'utopie, à Grenoble les 6, 7 et o octobre. Une grande diversité d'intervenants. C'est gratuit et ouvert à tous. programme vivre l'utopie.

samedi 18 septembre 2010

Avec les étudiants de HEC Paris

Jeudi dernier,  j’étais avec des étudiants de la Majeure Alternative Management de HEC Paris. J'avais été invitée, il y a deux ans, par Roland Vaxelaire pour témoigner de mon parcours au sein de l'entreprise alternative qu'est Oxalis.

L’intention, cette année, était d’expérimenter une prise de décision collective consensuelle. Je salue ici la démarche d'Eve Chiapello et Denis Bourgeois, responsables de la Majeure qui mettent en cohérence les contenus de la formation avec la pédagogie. En effet, en proposant mon intervention, ils ont accepté de prendre le risque de mettre en débat et de décider collectivement avec les étudiants de la notation de leurs épreuves collectives.
Certes, dans le temps imparti, nous n’avons pu décider que sur une partie du sujet. Pour autant, ce qui a été échangé ouvre le champ à d’autres séquences participatives. J’ai été séduite par la maturité des étudiants, qui tout à leur septicisme sur la capacité à prendre des décisions consensuelles, ont soulevé de nombreuses questions. Cela me ravit car il aurait été triste de donner des réponses toutes faites et des solutions miracles.
L’important, dans l’apprentissage est de se poser des questions, de vivre des expériences et d’en tirer des enseignements pour soi. J’ose espérer avoir pu leur transmettre quelques méthodes pour vivre des démarches participatives.

Ainsi au préalable, nous avons mis en place les conditions favorables à une participation co-constructive.

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dimanche 6 juin 2010

La direction d'entreprise

Être dirigeante d'une entreprise est une belle responsabilité, une lourde charge, aussi. Je me suis retrouvée dans ce rôle sans l'avoir vraiment choisi, un peu comme une évidence, parce que d'autres sont venus rejoindre le chemin que nous parcourions déjà (l'entreprise a grandi et il fallait la gérer). Je me sentais à l'aise pour transmettre, accueillir et accompagner puis diriger. C'est-à-dire être garante du sens, faire vivre l'entreprise humainement et financièrement. J'ai appris en marchant, j'ai utilisé mon intuition et je me retrouve bien dans ce que dit Meryem Le Saget sur "le manager intuitif".

À un moment donné, je me suis retrouvée "devant". J'incarnais l'autorité morale. Alors je me suis retournée car je ne souhaitais pas être distanciée. J'ai pensé à toutes ces entreprises fortes de leurs valeurs, dépendantes de leurs fondateurs. J'ai souhaité un avenir pour cette coopérative qui ne dépende pas que de moi. J'ai eu besoin de souffler et de me retrouver, en tant que personne, au-delà de l'identification faite à Oxalis.

J'ai franchi ce pas rapidement. Il ne fallait pas hésiter. Sauter, vite, pour rebondir. Cela a été possible car la direction était organisée de manière collégiale, parce que chacun assumait ses responsabilités.

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jeudi 3 juin 2010

La responsabilité

Je suis animée par des valeurs humanistes, elles me donnent le carburant pour agir. Intuitivement, dès la création d'Oxalis, j'ai pensé que la coopération reposait sur la responsabilité individuelle et collective, sur la confiance et sur l'ouverture. Après 20 ans de travail coopératif, je l'affirme toujours, ayant vérifié à maintes reprises combien ces ingrédients en sont le ferment.

C’est la responsabilité de soi, s’assumer, ne pas faire porter au collectif les conséquences de ses choix. C’est aussi la responsabilité collective et l’acceptation que les choix de la personne viennent impacter le groupe. Il y a la gestion d’un paradoxe car la responsabilité ne s’affranchit pas de la solidarité. Pour autant, si chacun se sent pleinement responsable (balaye devant sa porte), et se sent responsable du collectif (contribuer à ce que l’ensemble fonctionne au mieux), les relations sont saines et la coopération efficiente.

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mercredi 2 juin 2010

Supervision

Je participe mensuellement à un groupe de supervision avec Philippe Rogier, de Didascalis.
Ces séances me permettent de prendre du recul sur mes pratiques, d’entretenir mes compétences, de continuer à me former et de travailler en synergie avec d’autres coachs dont je partage les valeurs.

J'apporte ainsi une garantie déontologique aux personnes que j'accompagne.

mardi 1 juin 2010

Trajectoires indicibles


Trajectoires indicibles envoyé par bponcin




En 2001, notre entreprise Oxalis vivait un grand tournant qui a conduit par la suite son développement. C'est à ce moment-là que j'ai choisi de raconter cette aventure collective.
Mon intention était de transmettre l'idée que c'est possible de croire en ses rêves, ses utopies.

L'histoire de cette entreprise étant intimement liée à ma trajectoire personnelle, elle est le reflet de ma propre vision.

Aux Éditions du croquant.

Extrait Trajectoires indicibles (pdf)

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